12 septembre - Journée en solitaire
Aujourd'hui, je décide de grimper sur un ridge à environ 4700 mètres. Je parcours la distance en 30 minutes et à mon arrivée sur le ridge, une vue magnifique du Lantang range m'attendait. J'aperçois même le Shishapangma au loin ... juste pour tourner le fer dans la plaie un petit peu plus. J'ai tout juste 15 minutes pour prendre des photos et les nuages envahissent l'espace. Le feeling d'être debout sur le ridge et de sentir le nuage me passer dessus est tout simplement indescriptible. Un grand moment!!! Mon objectif est de passer le plus de temps possible à ce point le plus haut puisque je sais que demain, c'est le chemin du retour vers Katmandu. Je me couche donc sur le dos, un bras de chaque côté du ridge et je profite de l'instant. Je passe 2 ou 3 heures dans cette position à sentir la petite brise qui me passe sur le corps ou encore les quelques éclaircies qui laissent le soleil me réchauffer et je profite de l'occasion pour consacrer un moment à toutes les personnes importantes dans ma vie. Je me rappelle les qualités que j'admire plus particulièrement et les remercie pour ce qu'elles apportent dans ma vie. C'est vraiment un moment très intense, j'avais l'impression que chacun était devant moi pour entendre ce que j'avais à leur dire.
Sur le chemin du retour vers Gosainkunda, je profite d'une courte éclaircie pour photographier les plus belles fleurs que l'on retrouvent à une telle altitude. En fait, avec de l'herbe, c'est à peu près tout ce qui pousse. Ces petites fleurs magnifiques en apparence si fragiles sont en fait résistantes et fort bien adaptées à leur environnement. Je vous laisse en tirer les conclusions!!!
Je reviens à l'hôtel pour y prendre le dîner. En fait je devrais utiliser le mot cabande ou refuge pour refléter la réalité mais les népalais appellent ça des hôtels alors je m'adapte. Comme à l'habitude, je m'assois en retrait pour manger dans la tranquilité. Mais à un certain moment, je suis interpelé par ce que j'entends. Mes amies israéliennes que je trouvais bien sympathiques lorsqu'elles chantaient la veille avaient un petit frisson et demandaient au propriétaire de l'endroit de partir un feu. Je m'interpose et j'explique tout ce que ça implique d'allumer un feu à 2 heures de l'après-midi alors qu'il fait 10 degrés à l'extérieur. En fait, il faut apprécier les efforts nécessaires pour apporter du bois situé à 1000 mètres plus bas puisqu'à 4400 mètres, il n'y a pas un arbre qui pousse. Il y a également les conséquences environnementales, non seulement les émissions de CO2 mais aussi le phénomène de déforestation ce qui accélère l'érosion des sols et détruit l'habitat naturel d'animaux qui vivent dans ces forêts. Je termine en leur suggérant d'ajouter une couche ou deux de vêtement ... ou encore mieux, de sortir à l'extérieur pour profiter du soleil qui était de retour depuis un moment déjà. Tout le monde est un peu saisi par mon intervention, il y a un long silence ... et au bout de 30 minutes, le propriétaire abdique finalement et allume le feu.
C'en est trop pour moi, je termine mon dîner en vitesse et je sors prendre une marche. Finalement, c'est une marche de 3-4 heures qui m'a amené vers un passage à 4650 mètres entre 2 montagnes. C'est fou comment le temps passe vite lorsque je suis entouré de paysages magnifiques. Sur le chemin du retour, je prends le temps de marcher autour du lac Gosainkunda, considéré comme un endroit sain par les hindous du Népal. Alors que je termine le tour du lac, j'arrive tout près de l'hôtel pour assister à l'un des plus beaux couchers de soleil que j'ai pu apprécier dans ma vie. C'était fantastique!!! J'ai dû prendre 50 photos pour capturer l'évolution des couleurs, des nuages ... bref pour pouvoir le partager avec vous à mon retour.
À nouveau, je mange en vitesse pour retrouver la quiétude de ma chambre. Ah, vraiment, j'ai jamais autant apprecié le silence et la solitude que dans ce voyage.
Aujourd'hui, je décide de grimper sur un ridge à environ 4700 mètres. Je parcours la distance en 30 minutes et à mon arrivée sur le ridge, une vue magnifique du Lantang range m'attendait. J'aperçois même le Shishapangma au loin ... juste pour tourner le fer dans la plaie un petit peu plus. J'ai tout juste 15 minutes pour prendre des photos et les nuages envahissent l'espace. Le feeling d'être debout sur le ridge et de sentir le nuage me passer dessus est tout simplement indescriptible. Un grand moment!!! Mon objectif est de passer le plus de temps possible à ce point le plus haut puisque je sais que demain, c'est le chemin du retour vers Katmandu. Je me couche donc sur le dos, un bras de chaque côté du ridge et je profite de l'instant. Je passe 2 ou 3 heures dans cette position à sentir la petite brise qui me passe sur le corps ou encore les quelques éclaircies qui laissent le soleil me réchauffer et je profite de l'occasion pour consacrer un moment à toutes les personnes importantes dans ma vie. Je me rappelle les qualités que j'admire plus particulièrement et les remercie pour ce qu'elles apportent dans ma vie. C'est vraiment un moment très intense, j'avais l'impression que chacun était devant moi pour entendre ce que j'avais à leur dire.
Sur le chemin du retour vers Gosainkunda, je profite d'une courte éclaircie pour photographier les plus belles fleurs que l'on retrouvent à une telle altitude. En fait, avec de l'herbe, c'est à peu près tout ce qui pousse. Ces petites fleurs magnifiques en apparence si fragiles sont en fait résistantes et fort bien adaptées à leur environnement. Je vous laisse en tirer les conclusions!!!
Je reviens à l'hôtel pour y prendre le dîner. En fait je devrais utiliser le mot cabande ou refuge pour refléter la réalité mais les népalais appellent ça des hôtels alors je m'adapte. Comme à l'habitude, je m'assois en retrait pour manger dans la tranquilité. Mais à un certain moment, je suis interpelé par ce que j'entends. Mes amies israéliennes que je trouvais bien sympathiques lorsqu'elles chantaient la veille avaient un petit frisson et demandaient au propriétaire de l'endroit de partir un feu. Je m'interpose et j'explique tout ce que ça implique d'allumer un feu à 2 heures de l'après-midi alors qu'il fait 10 degrés à l'extérieur. En fait, il faut apprécier les efforts nécessaires pour apporter du bois situé à 1000 mètres plus bas puisqu'à 4400 mètres, il n'y a pas un arbre qui pousse. Il y a également les conséquences environnementales, non seulement les émissions de CO2 mais aussi le phénomène de déforestation ce qui accélère l'érosion des sols et détruit l'habitat naturel d'animaux qui vivent dans ces forêts. Je termine en leur suggérant d'ajouter une couche ou deux de vêtement ... ou encore mieux, de sortir à l'extérieur pour profiter du soleil qui était de retour depuis un moment déjà. Tout le monde est un peu saisi par mon intervention, il y a un long silence ... et au bout de 30 minutes, le propriétaire abdique finalement et allume le feu.
C'en est trop pour moi, je termine mon dîner en vitesse et je sors prendre une marche. Finalement, c'est une marche de 3-4 heures qui m'a amené vers un passage à 4650 mètres entre 2 montagnes. C'est fou comment le temps passe vite lorsque je suis entouré de paysages magnifiques. Sur le chemin du retour, je prends le temps de marcher autour du lac Gosainkunda, considéré comme un endroit sain par les hindous du Népal. Alors que je termine le tour du lac, j'arrive tout près de l'hôtel pour assister à l'un des plus beaux couchers de soleil que j'ai pu apprécier dans ma vie. C'était fantastique!!! J'ai dû prendre 50 photos pour capturer l'évolution des couleurs, des nuages ... bref pour pouvoir le partager avec vous à mon retour.
À nouveau, je mange en vitesse pour retrouver la quiétude de ma chambre. Ah, vraiment, j'ai jamais autant apprecié le silence et la solitude que dans ce voyage.
1 commentaires:
Je suis très contente de ton intervention auprès de tes amies israéliens. JE NE COMPREND PAS COMMENT ON PEUT PROFITER DE LA NATURE SANS MÊME PENSER À LA PROTÉGER. Pour ce qui est des chinois et leurs politiques vous savez qu'ils sont loin d'être humain surtout avec ce qu'il font au Tibet. Aujourd'hui le 3 octobre je m'en vais voir le Dalai Lama au Centre Bell de Montréal et je vais de là bas t'envoyer une pensée positive pour que tu puisses accomplir à merveille tout ce que tu as planifié pour le reste de ce voyage. J'admire ton courage et ta patience.
Lina
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