9/16/2009

9 septembre - La suite


Alors donc, me voici assis à l'arrière d'un jeep en direction d'un petit village appelé Dunchen. Apparemment, il faut seulement 6 heures de jeep pour parcourir les quelques 100 km qui séparent Katmandu de cette petite communauté éloignée. Je dis bien seulement parce qu'il en faut 2 heures de plus minimum pour ceux qui optent pour l'autobus local.


Alors donc, dans ma logique initiale, si la météo est incertaine pour emprunter la voie aérienne ... pourquoi ne pas opter pour la route!!! Erreur!!! La route qui mène à Dunchen est à flanc de montagne et le concept de garde-fou est inexistant au Népal. Une fausse manoeuvre et, sur certains segments particulièrement abruptes, cela signifie une chute de quelques centaines de mètres. Moi qui pensait faire la sieste pendant le trajet, oubliez-ça! J'ai les yeux ronds comme des 2 piastres et je suis cramponné à la banquette arrière comme si c'était la seule chose que je pouvais faire pour éviter une mort certaine. J'ai eu une petite pensée pour ma mère qui a l'habitude, lorsqu'elle est assise du côté passager et que je suis au volant, de tenir la poignée de porte le moindrement que je prends un virage un peu plus serré. Je crois qu'elle n'aurait tout simplement pas tenu le coup sur cette séquence.


Pendant que mon sherpa fait la sieste, ce qui me scandalise presque, je passe notre conducteur en entrevue. Je lui demande s'il a régulièrement des accidents, combien de fois il a conduit sur cette route, s'il se sent bien concentré ce soir, si le camion est en bon état, etc. Bref, il faut que je pose toutes ces questions pour être en mesure de lâcher prise ... un petit peu à tout le moins.


Après que j'aie baissé ma garde, j'ai pu apprécier davantage les magnifiques rizières à perte de vue. C'est impressionnant de voir toutes ces terrasses érigées à flancs de montagnes de mains d'hommes. D'ailleurs, mis-à-part les véhicules qui circulent sur la route, je n'ai pas vu de tracteur ou autre assistance mécanique qui pourrait assister les villageois dans leurs tâches quotidiennes. Ce voyage devient donc très intéressant puisque je découvre comment la vie se déroule à l'extérieur de Katmandu et à l'extérieur des sentiers plus touristiques comme celui qui mène au camp de base de l'Everest par exemple. Très intéressant comme découverte!!!


Au bout de 5 longues heures, nous arrivons à mi-chemin dans un village appelé Thingri. Nous y passerons la nuit en raison de la mauvaise température. J'informe également notre conducteur qu'il sera mon homme de confiance pour le chemin du retour. Pemba Sherpa voulait revenir en autobus ... oublie ça champion, il n'y a aucune chance que j'embarque dans un de ces autobus assez louches merci pour épargner 200$.


Alors donc, après un autre Dal Bhat qui est l'équivalent d'une tourtière pour les Saguenéens, je vais dormir dans ma chambre qui sent l'humidité comme c'est pas possible. C'est pas grave, j'ouvre la fenêtre et je démarre le ventilateur avant de m'endormir après avoir vécu de fortes émotions.