27 septembre - Ascension vers le camp 2 (Détails)
J'appréhende cette journée avec une certaine crainte. Je me joins à 3 grimpeurs norvégiens parfaitement acclimatés alors que je peinais à atteindre 6 700 mètres il y a moins de 48 heures. Je reste toutefois positif et j'ai l'intention de respecter mon rythme.
À ma grande surprise, je me sens fort et j'arrive relativement facilement à suivre le rythme. Toutefois, arrivé vers 7 000 mètres, je me sens faiblir rapidement. Mon rythme cardiaque est très élevé et ce, même au repos.
Alors que nous prenons une pause, 4 sherpas descendent le corps inerte d'un homme de 71 ans décédé la nuit dernière au camp 2. Il est probablement mort d'une crise cardiaque ou d'un anévrisme à ce que j'ai pu comprendre. Disons que c'est pas le meilleur moment du voyage mais en même temps, quelle belle façon de terminer ses jours à 71 ans ... enfin je trouve ça plus intéressant que de mourir à petits feux à écouter la TV dans un foyer pour personnes agées. Disons que ce sont là des images qui resteront gravées dans ma mémoire et qui me font réfléchir à la mort ... et au miracle de la vie!!!
Après cet instant, je poursuis péniblement ma route jusqu'au camp 2. Seulement 5 jours après mon arrivée au camp de base, me voici à 7 200 mètres. Pour moi, c'est presque un miracle. Je ne peux toutefois pas m'empêcher de penser à Pemba qui a dû descendre en direction de Thingri puisque son état s'est détérioré davantage.
Au camp 2, j'arrive difficilement à me remettre!!! Mon pouls au repos est à 140 bpm et le taux d'oxygène dans mon sang varie de 47 à 49 % alors qu'il devrait se situer à 70% à cette altitude. Je passe 2 heures les yeux fermés à prendre de longues respirations et à tenter d'abaisser mon rythme cardiaque. Rien à faire!!! Je parle avec un des sherpas (Nima Gombu) et lui annonce que je souhaite attendre 24 heures avant d'amorcer la longue ascension vers le sommet. Il n'est pas du tout d'accord et tente de me convaincre d'utiliser de l'oxygène. Je refuse une première fois puis une deuxième ... au bout de 30 minutes, Nima revient à la charge et me dit que la poussée sommitale, c'est ce soir ou jamais!!!
Seul dans ma tente, je pense aux personnes qui me sont chères et à qui j'ai promis d'être toujours prudent et de prendre des décisions éclairées dans des circonstances difficiles. J'acquiesce finalement à la suggestion de Nima et j'utiliserai de l'oxygène durant notre ascension vers le sommet ... mais seulement une bouteille!!! Déjà que je dois renoncer à mon rêve de devenir le premier canadien à grimper 2 montagnes de 8 000 mètres sans oxygène, je ne veux tout de même pas imiter ces touristes qui grimpent l'Everest en respirant 7-8 bouteilles d'oxygène.
J'appréhende cette journée avec une certaine crainte. Je me joins à 3 grimpeurs norvégiens parfaitement acclimatés alors que je peinais à atteindre 6 700 mètres il y a moins de 48 heures. Je reste toutefois positif et j'ai l'intention de respecter mon rythme.
À ma grande surprise, je me sens fort et j'arrive relativement facilement à suivre le rythme. Toutefois, arrivé vers 7 000 mètres, je me sens faiblir rapidement. Mon rythme cardiaque est très élevé et ce, même au repos.
Alors que nous prenons une pause, 4 sherpas descendent le corps inerte d'un homme de 71 ans décédé la nuit dernière au camp 2. Il est probablement mort d'une crise cardiaque ou d'un anévrisme à ce que j'ai pu comprendre. Disons que c'est pas le meilleur moment du voyage mais en même temps, quelle belle façon de terminer ses jours à 71 ans ... enfin je trouve ça plus intéressant que de mourir à petits feux à écouter la TV dans un foyer pour personnes agées. Disons que ce sont là des images qui resteront gravées dans ma mémoire et qui me font réfléchir à la mort ... et au miracle de la vie!!!
Après cet instant, je poursuis péniblement ma route jusqu'au camp 2. Seulement 5 jours après mon arrivée au camp de base, me voici à 7 200 mètres. Pour moi, c'est presque un miracle. Je ne peux toutefois pas m'empêcher de penser à Pemba qui a dû descendre en direction de Thingri puisque son état s'est détérioré davantage.
Au camp 2, j'arrive difficilement à me remettre!!! Mon pouls au repos est à 140 bpm et le taux d'oxygène dans mon sang varie de 47 à 49 % alors qu'il devrait se situer à 70% à cette altitude. Je passe 2 heures les yeux fermés à prendre de longues respirations et à tenter d'abaisser mon rythme cardiaque. Rien à faire!!! Je parle avec un des sherpas (Nima Gombu) et lui annonce que je souhaite attendre 24 heures avant d'amorcer la longue ascension vers le sommet. Il n'est pas du tout d'accord et tente de me convaincre d'utiliser de l'oxygène. Je refuse une première fois puis une deuxième ... au bout de 30 minutes, Nima revient à la charge et me dit que la poussée sommitale, c'est ce soir ou jamais!!!
Seul dans ma tente, je pense aux personnes qui me sont chères et à qui j'ai promis d'être toujours prudent et de prendre des décisions éclairées dans des circonstances difficiles. J'acquiesce finalement à la suggestion de Nima et j'utiliserai de l'oxygène durant notre ascension vers le sommet ... mais seulement une bouteille!!! Déjà que je dois renoncer à mon rêve de devenir le premier canadien à grimper 2 montagnes de 8 000 mètres sans oxygène, je ne veux tout de même pas imiter ces touristes qui grimpent l'Everest en respirant 7-8 bouteilles d'oxygène.
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