<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351</atom:id><lastBuildDate>Fri, 30 Oct 2009 21:50:31 +0000</lastBuildDate><title>Sébastien Audy - Everest 2008</title><description></description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Sebastien)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>37</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-7309049501077374856</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 22:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T18:26:01.026-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;6 octobre - Retour au camp de base du Shishapangma&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a plus de yak de disponible puisque toutes les équipes retournent vers le camp de base. Je ne m'en fais pas outre mesure et décide de partir avec Pemba avec tout mon équipement. Nous séparerons la charge en deux et franchirons la distance&amp;nbsp;à pied. Ensuite, je prendrai un jeep vers la frontière et un autre vers Katmandu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les américains restent derrière et me trouvent un peu intense de m'astreindre&amp;nbsp;à cette tâche alors que je pourrais patienter quelques jours. En fait, mon plan est de prendre quelques jours pour visiter un ami&amp;nbsp;à Dubaï avant de rentrer&amp;nbsp;à Montréal. J'en ai bien besoin après une expédition particulièrement difficile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-7309049501077374856?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/6-octobre-retour-au-camp-de-base-du.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-2461239980308147316</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 22:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T18:23:22.375-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;5 octobre - Retour au camp de base avancé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après de longues discussions sur les conditions météo des prochains jours mais aussi sur les conditions de neige particulièrement dangeureuses sur presque toute la montagne, je décide de rebrousser chemin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette saison sur le Shishapangma, 2 grimpeurs seulement&amp;nbsp;ont atteint le sommet. Ces 2 mêmes grimpeurs ont qualifié les conditions de neige de "deadly above camp 2". Je ne sais pas si les changements climatiques ont quelque chose&amp;nbsp;à voir mais la mousson a débuté pratiquement un mois plus tôt qu'à l'habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour au camp de base s'effectue dans des conditions difficiles. La corde fixe est enterrée sous plusieurs centimètres de neige. Je dois donc parcourir de longs segments sans protection en prenant soin de "lire" le glacier pour y repérer les crevasses. Je saute donc par dessus celles que j'arrive&amp;nbsp;à repérer et je reste sur le qui vive pour celles qui pourraient me surprendre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, tout se passe bien. Je rentre sain et sauf au camp de base avancé&amp;nbsp;5 heures plus tard. Je suis une nouvelle fois déçu mais je suis totalement impuissant devant mère nature.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-2461239980308147316?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/5-octobre-retour-au-camp-de-base-avance.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-7783561497186950693</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 22:19:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T18:19:34.519-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;4 octobre - Arrivée au camp 1&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La température semble vouloir favoriser l'ascension vers le camp 1 (6 700 mètres). Les paysages sont tout simplement magnifiques. C'est bon de grimper&amp;nbsp;à nouveau. Je me sens tellement dans mon élément sur une montagne, j'adore ce sentiment!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que j'amorce la dernière montée vers le camp 1, la température change très rapidement. En l'espace de quelques minutes, le ciel bleu cède sa place&amp;nbsp;à des vents violents et d'importantes chutes de neige. Les conditions sont tellement extrêmes que les traces ont pratiquement le temps de s'effacer entre mon sherpa qui marche 5 mètres devant. Nous arrivons donc au camp 1 au beau milieu d'une tempête. Les conditions sont tellement extrêmes que nous utiliserons les tentes inoccupées de l'équipe chinoise. Cela nous évitera de monter des tentes dans ces conditions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir bu quelques tasses de thé et manger quelque peu, je m'installe dans mon sac de couchage pour la nuit. Avec les vents violents et les avalanches qui résonnent aux alentours, disons qu'il est plutôt difficile de dormir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-7783561497186950693?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/4-octobre-arrivee-au-camp-1-la.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-8655353722661841532</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 22:15:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T18:15:37.753-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;3 octobre - Attente au camp de base avancé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'étais prêt pour débuter l'ascension vers le camp 1 mais j'ai dû attendre encore une journée en raison d'une météo défavorable. En effet, il a neigé toute la journée et de forts vents complétaient le tout. Bref, un cocktail&amp;nbsp;à éviter en haute montagne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-8655353722661841532?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/3-octobre-attente-au-camp-de-base.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-3295978386119428024</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 22:14:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T18:14:02.077-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;2 octobre - La traditionnelle cérémonie de la Puja&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de s'aventurer sur une haute montagne avec des sherpas, il faut bien sûr procéder&amp;nbsp;à la Puja. Cette cérémonie vise&amp;nbsp;à bénir les grimpeurs, les sherpas et l'équipement d'escalade comme les crampons, les harnais et les piolets et bien sûr&amp;nbsp;à demander&amp;nbsp;à la montagne de bien vouloir nous laisser grimper ses flancs en toute sécurité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-3295978386119428024?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/2-octobre-la-traditionnelle-ceremonie.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-5682836818255766853</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 22:11:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T18:11:45.491-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;1er octobre - Établissement d'une stratégie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je marche pendant 6 heures avec le troupeau de yak qui transporte tout notre équipement jusqu'au camp de base avancé. Après avoir monté le camp, je discute stratégie avec les 2 américains. Personnellement, je pense que nous devons unir nos forces puisque nous avons entendu dire&amp;nbsp;par l'équipe de français qui a échoué dans sa tentative d'atteindre le sommet que les conditions étaient trs difficiles en raison des chutes de neige abondante et des vents violents. En fait, la météo est défavorable depuis plusieurs jours en raison d'un début précoce de la mousson.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-5682836818255766853?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/1er-octobre-etablissement-dune.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-7071813374374728802</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 21:29:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T17:29:03.429-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;30 septembre - En route vers le camp de base du Shishapangma&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un déjeuner englouti en toute vitesse, nous nous dirigeons vers le camp de base du Shishapangma en jeep. Il nous faut 3 heures pour franchir la distance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous montons le camp et le lendemain, nous nous dirigerons vers le camp de base avancé qui se situe à &lt;br /&gt;5 800 mètres. Je profite de la journée pour faire un peu de lavage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai également retrouvé mon appétit et je dors tellement bien&amp;nbsp;à une altitude aussi basse. Ça fait du bien ... même si parfois, je vis des séquences d'étourdissement ce qui m'inquiète quelque peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rencontre également un petit garçon qui, du haut de ses 11 ans, est le fier berger d'un troupeau de chèvres. Vraiment très gentil ce garçon!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-7071813374374728802?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/30-septembre-en-route-vers-le-camp-de.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-5502629204293181814</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 21:25:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T17:25:40.350-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;29 septembre - Retour&amp;nbsp;à Thingri&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un trek de 3 heures, j'embarque dans un jeep en direction de Thingri ou je passerai la nuit. Durant le chemin, je fais la rencontre des 2 américains. Ce sont là des grimpeurs très expérimentés! Je crois que nous aurons de bonnes histoires de montagne&amp;nbsp;à se partager. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je leur fais part de mon expérience sur le Cho Oyu, ils n'en reviennent pas que j'ai pu monter aussi haut sans acclimatation digne de ce nom. L'un tente de me consoler en me disant qu'il lui a fallu 3 tentatives avant d'atteindre le sommet de l'Everest alors que l'autre tentera pour la 4e fois d'atteindre le sommet du Gasherbrum I au Pakistan. Enfin, je vois pas pourquoi ils tentent de me consoler, je me sens bien avec ma décision! J'apprécie toutefois ce geste délicat de leur part.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-5502629204293181814?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/29-septembre-retour-thingri-apres-un.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-6019900023662879399</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 21:22:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T17:22:37.728-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;27-28 septembre - La poussée sommitale &lt;span style="color: red;"&gt;(Détails)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je suis maintenant&amp;nbsp;à l'extérieur de ma tente vers les&amp;nbsp;22h00 le 27 septembre&amp;nbsp;à attendre que les norvégiens soient finalement prêts&amp;nbsp;à y aller. Des 3, seuls 2 tenteront l'ascension puisqu'il y en a un qui souffre de "Snow blindness". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous élançons vers le sommet et j'ai retrouvé une certaine vigueur. Les premières heures se passent bien, au point où je commence&amp;nbsp;à me dire que je devrais vérifier le record de l'ascension la plus rapide du Cho Oyu. Nous passons rapidement le camp 3 (7 600 mètres). C'est encourageant de progresser&amp;nbsp;à une vitesse de croisière fort respectable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que je franchis la barre des 8 000 mètres aux petites heures du matin, je me dis qu'il me reste moins de 200 mètres&amp;nbsp;à parcourir pour atteindre le sommet. Ce serait presque un miracle avec tout ce que j'ai vécu dans le dernier mois. Au moment où ses pensées traversent mon esprit, je ressens soudainement une panoplie de symptômes. Je suis étourdi, complètement déboussolé!! J'ai de la difficulté&amp;nbsp;à maintenir mon équilibre, ma vision est trouble et j'ai mal&amp;nbsp;à la tête. Je suis là, assis dans la neige, et je tente de comprendre ce qui m'arrive. Je revise en vitesse mon livre "Medicine for mountaineering" et je conclus que ça pourrait être des symptômes d'un début d'oedème cérébral. Dans une telle situation, la seule chose&amp;nbsp;à faire, c'est de descendre le plus rapidement possible&amp;nbsp;à une altitude inférieure&amp;nbsp;à 6 000 mètres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je réfléchis et j'attends dans l'espoir que la situation s'améliore. Je prends un diamox, je bois du thé et j'augmente même le taux d'oxygène. Rien&amp;nbsp;à faire!!! Je me pose alors 2 questions cruciales:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Est-ce que j'ai des chances d'atteindre le sommet dans cet état? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse: Probablement!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- Si je poursuis ma route vers le sommet, est-ce que je serai en mesure de redescendre avec tous mes morceaux?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse: Je suis loin d'en être certain!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est&amp;nbsp;à ce moment que les images se sont défilés&amp;nbsp;à un rythme infernal dans ma tête. J'ai repensé aux promesses faites aux personnes qui me sont chères. J'ai vu les visages souriants de toutes ces personnes que j'aime profondément. Je me suis rappelé à quel point j'aime être dans les montagnes, j'adore l'exaltation que procure l'atteinte d'un haut sommet avec les paysages magnifiques que je peux observer et le sentiment de réalisation que je ressens dans tout mon être ... mais je viens rapidement&amp;nbsp;à la conclusion que j'aime la vie encore plus, que de pouvoir revoir ne serait-ce qu'un seul sourire de mes parents, serrer mes soeurs dans mes bras ainsi que mon amie de coeur, de passer du bon temps avec mes meilleurs amis, regarder un coucher de soleil sur mon quai ou encore d'entendre le rire de mon petit&amp;nbsp;filleul de 3 ans ... un seul de ces moments vaut tous les sommets de la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les larmes aux yeux, je choisis la vie!!! Mon rêve pourra attendre puisque je suis certain que cette montagne turquoise saura m'attendre encore quelques années. Je jette un coup d'oeil vers le ciel et je souris en regardant les millions d'étoiles!!! Je suis triste de devoir renoncer&amp;nbsp;à mon rêve après toutes ces heures d'entrainement, les milliers de dollars dépensés, les vacances durement accumulées ... mais en même temps je souris parce que je sais que je fais le bon choix, mon coeur prend toute la place et ca fait du bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La descente est particulièrement stressante puisque je ne contrôle pas tous mes mouvements. Je m'accroche fermement&amp;nbsp;à mon piolet au cas où je trébuche et que je doive arrêter ma chute. Aux endroits où il y a des cordes fixes, je m'efforce&amp;nbsp;à faire mon noeud « prussik ». J'en profite pour former Nima Gombu qui m'accompagne sur la descente. Comme beaucoup de sherpas, même si Nima a beaucoup d'expérience, disons que les différentes techniques pour faire face&amp;nbsp;à des situations d'urgence sont loin d'être acquises. Mais bon, la descente se passe bien dans les circonstances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'atteinds le camp 2 vers les 6h00 et après m'être réchauffé les orteilles pendant quelques minutes, je me dirige seul vers le camp de base. Cette fois, j'ai tout mon équipement sur le dos alors l'effort est beaucoup plus intense même si je me dirige vers le bas de la montagne. Au bout de 2 heures, j'atteinds le camp 1. Je me repose quelques instants, je rassemble mes dernières affaires et je poursuis ma route vers le camp de base.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mets 3 heures&amp;nbsp;à franchir le dernier droit. En arrivant au camp de base, je trouve un médecin espagnol qui me confirme mon diagnostic et me rassure en me disant que j'ai pris la bonne décision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retrouve Pemba qui se sent mieux maintenant et qui m'informe que nous avons une opportunité de nous joindre&amp;nbsp;à 2 grimpeurs américains pour l'expédition au Shishapangma (8 012 mètres). En fait, l'entente c'est que nous partagerons les mêmes installations au camp de base. Le seul hic, nous devons partir le lendemain. Je prends donc quelques instants pour m'étirer, faire mes sacs et bien sûr me reposer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-6019900023662879399?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/27-28-septembre-la-poussee-sommitale.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-5805729527696916011</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 21:03:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T17:03:39.919-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;27 septembre - Ascension vers le camp 2&lt;/strong&gt; &lt;span style="color: red;"&gt;&lt;strong&gt;(Détails)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J'appréhende cette journée avec une certaine crainte. Je me joins&amp;nbsp;à 3 grimpeurs norvégiens parfaitement acclimatés alors que je peinais&amp;nbsp;à atteindre 6 700 mètres il y a moins de 48 heures. Je reste toutefois positif et j'ai l'intention de respecter mon rythme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À&amp;nbsp;ma grande surprise, je me sens fort et j'arrive relativement facilement&amp;nbsp;à suivre le rythme. Toutefois, arrivé vers 7 000 mètres, je me sens faiblir rapidement. Mon rythme cardiaque est très élevé et ce, même au repos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que nous prenons une pause, 4 sherpas descendent le corps inerte d'un homme de 71 ans décédé la nuit dernière au camp 2. Il est probablement mort d'une crise cardiaque ou d'un anévrisme&amp;nbsp;à ce que j'ai pu comprendre. Disons que c'est pas le meilleur moment du voyage mais en même temps, quelle belle façon de terminer ses jours&amp;nbsp;à 71 ans ... enfin je trouve ça plus intéressant que de mourir&amp;nbsp;à petits feux&amp;nbsp;à écouter la TV dans un foyer pour personnes agées. Disons que ce sont là des images qui resteront gravées dans ma mémoire et qui me font réfléchir&amp;nbsp;à la mort ... et au miracle de la vie!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cet instant, je poursuis péniblement ma route jusqu'au camp 2. Seulement 5 jours après mon arrivée au camp de base, me voici&amp;nbsp;à 7 200 mètres. Pour moi, c'est presque un miracle. Je ne peux toutefois pas m'empêcher de penser&amp;nbsp;à Pemba qui a dû descendre en direction de Thingri puisque son état s'est détérioré davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au camp 2, j'arrive difficilement&amp;nbsp;à me remettre!!! Mon pouls au repos est&amp;nbsp;à 140 bpm et le taux d'oxygène dans mon sang varie de 47&amp;nbsp;à 49 % alors qu'il devrait se situer&amp;nbsp;à 70%&amp;nbsp;à cette altitude. Je passe 2 heures les yeux fermés&amp;nbsp;à prendre de longues respirations et&amp;nbsp;à tenter d'abaisser mon rythme cardiaque. Rien&amp;nbsp;à faire!!! Je parle avec un des sherpas (Nima Gombu) et lui annonce que je souhaite attendre 24 heures avant d'amorcer la longue ascension vers le sommet. Il n'est pas du tout d'accord et tente de me convaincre d'utiliser de l'oxygène. Je refuse une première fois puis une deuxième ... au bout de 30 minutes, Nima revient&amp;nbsp;à la charge et me dit que la poussée sommitale, c'est ce soir ou jamais!!! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul dans ma tente, je pense aux personnes qui me sont chères et&amp;nbsp;à qui j'ai promis d'être toujours prudent et de prendre des décisions éclairées dans des circonstances difficiles. J'acquiesce finalement&amp;nbsp;à la suggestion de Nima et j'utiliserai de l'oxygène durant notre ascension vers le sommet ... mais seulement une bouteille!!! Déjà que je dois renoncer&amp;nbsp;à mon rêve de devenir le premier canadien&amp;nbsp;à grimper 2 montagnes de 8 000 mètres sans oxygène, je ne veux tout de même pas imiter ces touristes qui grimpent l'Everest en respirant 7-8 bouteilles d'oxygène.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-5805729527696916011?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/27-septembre-ascension-vers-le-camp-2.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-270115863339749340</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 20:52:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T16:52:42.362-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;26 septembre - Journée de repos au camp 1 &lt;span style="color: red;"&gt;(Détails)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, après une bonne nuit de sommeil, je vais beaucoup mieux. Les 3 norvégiens avec qui je me joindrai pour la poussée sommitale arrivent en après-midi accompagnés de leurs sherpas. Demain, nous nous dirigerons vers le camp 2 (7 200 mètres), en position pour pousser vers le sommet du Cho Oyu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-270115863339749340?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/26-septembre-journee-de-repos-au-camp-1.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-2366847826122433467</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 20:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T16:50:50.123-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;25 septembre - Journée difficile au camp 1 &lt;span style="color: red;"&gt;(Détails)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le départ de Patrick vers le camp de base, mon plan est de grimper&amp;nbsp;à mi-chemin vers le camp 2 et revenir au camp 1 pour passer la nuit. Je me rends&amp;nbsp;à 6 700 mètres&amp;nbsp;à peine avant de rebrousser chemin complètement fatigué. Je suis seul et le resterai encore pour les 24 prochaines heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À&amp;nbsp;mon retour au camp 1, j'ai un mal de tête incroyable, absolument aucun appétit et je me sens tellement fatigué. J'ai peine&amp;nbsp;à faire fondre de la neige pour m'hydrater ... et cette belle neige fondue permet également de me nourrir avec l'un de ces merveilleux sachets de bouffe déshydratée. Enfin bref, je ne suis pas trop fonctionnel mais je me tire quand même bien d'affaires dans les circonstances. Demain est un autre jour et je suis convaincu que tout ira mieux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-2366847826122433467?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/25-septembre-journee-difficile-au-camp.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-1610432437578112197</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 20:47:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T16:47:24.269-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;24 septembre - Camp 1 &lt;span style="color: red;"&gt;(Détails)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mets 4 heures&amp;nbsp;à franchir la distance avec mon sac à dos bien rempli. C'est le temps que les grimpeurs bien acclimatés mettent&amp;nbsp;à franchir la distance alors je me dis que c'est un bon signe. En arrivant au camp, je m'assure de préparer l'arrivée de Patrick qui a poussé vers le sommet durant la nuit. Il passera la nuit au camp 1 avant de se diriger au camp de base le lendemain. Même si je suis épuisé, je nivelle la tente avec l'énergie qui me reste et surtout, je fais fondre de la neige pour que Pat et son sherpa puissent s'hydrater.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À&amp;nbsp;son arrivée au camp, je trouve que Pat a l'air en forme pour quelqu'un qui a atteint le sommet il y a quelques heures&amp;nbsp;à peine. Comme j'ai passé 3 semaines&amp;nbsp;à Katmandu pendant qu'il s'acclimatait, nous avons évidemment des milliers de choses&amp;nbsp;à nous dire. Nous vivons 2 voyages complètement differents!! Et je dois avouer que les quelques heures que nous avons passées ensemble me font réaliser&amp;nbsp;à quel point j'aurais apprecié passer les 3 dernières semaines avec lui sur cette montagne magnifique. Enfin, ce sera pour une prochaine fois. Je suis toutefois heureux de le voir pour célébrer son succès!! Pour quelqu'un qui avait monté&amp;nbsp;à 6 000 mètres, la marche était haute et il l'a brillamment montée. Je suis vraiment fier!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-1610432437578112197?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/24-septembre-camp-1-details-je-mets-4.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-6938024446951931364</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 20:40:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T16:40:52.424-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;23 septembre - Journée de repos au camp de base &lt;span style="color: red;"&gt;(Détails)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujoud'hui, j'attends les yaks et Pemba. A son arrivée, il ne se sent pas bien. Maux de tête, difficulté à&lt;br /&gt;respirer même au repos ... bref ça ne regarde pas bien du tout. Je prends la décision de grimper au camp 1 seul le lendemain&amp;nbsp;afin que Pemba puisse récupérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j'ai l'intention de grimper le Cho Oyu en "Alpine style", je prépare mon sac à dos pour la&amp;nbsp;poussée sommitale.. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En soirée, j'utilise mon orditateur pour visionner un film. Tous les membres de l'équipe sont invités&amp;nbsp;à cette soirée cinéma, la dernière gâterie avant de me mettre sérieusement au boulot le lendemain. Le plus dur est devant moi!!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-6938024446951931364?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/23-septembre-journee-de-repos-au-camp.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-1654831047601881444</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 20:35:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T16:35:04.888-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;22 septembre - Camp de base du Cho Oyu &lt;span style="color: red;"&gt;(Détails)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 90 minutes de jeep, j'arrive au Chinese base camp. Il n'y a plus de yak et de porteurs pour transporter l'équipement et les provisions. Ça devient de plus en plus emmerdant toutes ces embûches ... qu'à cela ne tienne, je laisse Pemba attendre les yaks et je me dirige seul vers le camp de base avec le minimum d'équipement, de vêtements et de provision dont j'aurai besoin pour les 2-3 prochains jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mets environ 4 heures&amp;nbsp;à franchir la distance et jusqu'ici, je me croise les doigts, mon corps réagit bien&amp;nbsp;à cette ascension fulgurante. J'apprécie ce trek&amp;nbsp;à sa juste mesure puisque j'ai des points de vue absolument fantastiques sur la face nord de l'Everest. J'ai dû prendre une bonne vingtaine de photos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'y repense, il y a 33 heures exactement, je quittais Katmandu (environ 1 500 mètres). Me voici maintenant&amp;nbsp;à 5 700 mètres sans aucune difficulté ... physique bien sûr parce que pour ce qui est du reste, disons que j'ai eu ma dose de difficultés&amp;nbsp;à surmonter !!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-1654831047601881444?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/22-septembre-camp-de-base-du-cho-oyu.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-3877105075745101819</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 20:28:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T16:28:54.286-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;21 septembre - En route vers le camp de base du Cho Oyu &lt;span style="color: red;"&gt;(Détails)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'heure du départ a sonné! Il est 5h00 et je me dirige vers la frontière entre le Tibet et le Népal. Je souhaite arriver dès l'ouverture pour éviter tout délai additionnel. Les 4 heures de route se passent sans trop d'embûches. Après tout, j'ai l'habitude des routes douteuses du Népal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passage de la frontière a toutefois été particulièrement douloureux. Pas moins de 6 personnes ont dû regarder mon passeport et lire la lettre de l'ambassade de Chine&amp;nbsp;à Katmandu. Tous mes effets personnels ont été scrupuleusement vérifiés par des agents de la&amp;nbsp;douane ce qui inclut toutes les photos prises jusqu'ici avec mon appareil et bien sûr tous&amp;nbsp;les livres que je transportais&amp;nbsp;ainsi que&amp;nbsp;mon ordinateur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout d'une heure, je passe de l'autre côté de la frontière avec quelques sueurs froides qui ruissellent encore sur mon front. J'embarque dans un jeep en direction de Thingri, un petit village ou je passerai la nuit. Les 4-5 heures de route se passent bien mise à part que nous devons faire une pause de 30 min vers les 5000 mètres d'altitude parce que le chauffeur a un mal de tête. Je suis conscient de ce que je suis en train de tenter, c'est-à-dire l'impossible mission de grimper un 8000 mètres en moins d'une semaine, mais je suis tout de même surpris de voir le chauffeur avec un mal de tête puisque dans mon esprit il est déjà acclimaté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, nous arrivons&amp;nbsp;à Thingri en fin d'après-midi ce qui nous laisse suffisamment de temps pour acheter des légumes et des pièces de viande qui sèchent au soleil sur le bord de la route. J'enregistre dans ma tête de ne pas manger de viandes durant l'expédition ... j'ai pris des photos de la scène pour que vous puissiez me croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En passant, les Chinois ont construit une route assez impressionnante en territoire tibétain. Ils ont bien compris le concept de garde-fou ... il y en a pratiquement tout le long de la route&amp;nbsp;à flanc de montagne. C'est agréable de rouler en sécurité mais en même temps, j'ai un pincement au coeur puisque je constate de mes yeux l'assimilation de la culture tibétaine. Moi qui pensais vivre un extrait de la culture traditionnelle tibétaine digne du film 7 ans au Tibet, je pense que je vais oublier ça.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-3877105075745101819?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/21-septembre-en-route-vers-le-camp-de.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-3940134028981266704</guid><pubDate>Thu, 01 Oct 2009 13:43:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-12T16:19:07.025-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;21-28 septembre - Ascension du Cho Oyu &lt;span style="color: red;"&gt;(Sommaire)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salut tout le monde ! J'ai monté et descendu&amp;nbsp;le mont&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Cho Oyu&lt;/strong&gt; en l'espace de 7 jours. Je suis parti de Katmandu à 1500 mètres. Je&amp;nbsp;suis monté jusqu'à 200 mètres du sommet. J'ai malheureusement&amp;nbsp;frappé un mur, ma génétique m'a lâchée à partir de ce moment là. J'avais de la misère à marcher, je perdais mon équilibre et tous les symptômes étaient présents pour&amp;nbsp;avoir un début d'oedème cérébral. Étant donné que je sais tout ce que cela implique, je fais ni un ni deux et je choisis la vie plutôt que le sommet et je rebrousse donc chemin à 200 mètres seulement du sommet et de réaliser pratiquement un&amp;nbsp;exploit surhumain. Je vais beaucoup mieux et&amp;nbsp;maintenant je&amp;nbsp;me dirige vers le Shishapangma. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le Cho Oyu,&amp;nbsp;tout a quand même super bien été, Pemba Sherpa&amp;nbsp;n'a pas été capable de pousuivre l'ascension. On est arrivé au camp de base, il avait des maux de tête et&amp;nbsp;des difficultés respiratoires. On était monté trop vite alors j'ai continué l'expédition tout seul. J'ai passé 3 jours au camp 1, tout seul à me faire de la bouffe, à faire fondre de la neige et vivre&amp;nbsp;toutes sortes de moments intenses. Finalement, quand je suis monté au camp 2, qui est à 7 200 mètres, ma pulsation cardiaque au repos était de 140 b/min et mon taux d'oxygène dans le sang était entre 47 et 49. Je voulais attendre 24&amp;nbsp;heures mais en raison du mauvais temps des 10 prochains jours, mon nouveau&amp;nbsp;sherpa m'a proposé d'utiliser de l'oxygène, ce que j'ai fait à un niveau minimal&amp;nbsp;pour le « summit push », tout allait super bien, mais quand je suis arrivé à 200 mètres du sommet. PAF !&amp;nbsp;J'ai reçu comme un coup de pelle entre les 2 yeux... ébranlé et alors j'ai été placé face à&amp;nbsp;une situation où j'ai dû choisir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui j'aurais pu continuer vers le sommet, probablement que je l'aurais atteint, mais je me posais la question est-ce que je reviens en vie premièrement et si je reviens en vie, dans quel état ?&amp;nbsp;Je ne&amp;nbsp;pouvais vraiment pas être certain de la réponse; alors j'ai choisi de revenir à la maison vivant avec tous mes morceaux en me disant que même si j'étais à 200 mètres du sommet, avec tous les efforts que j'ai fournis malgré les 3 semaines d'acclimatation que j'ai manquées, je me sens totalement confortable avec cette décision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pars donc avec l'esprit en paix à l'assaut du Shishapangma le 1er octobre et je donnerai des nouvelles dans 10 jours afin de poursuivre le descriptif de cette aventure. À très bientôt !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-3940134028981266704?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/10/21-28-septembre-ascension-du-cho-oyu.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-2907730755542676284</guid><pubDate>Sun, 20 Sep 2009 20:21:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-20T16:24:17.817-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;18-20 septembre - Retour sur la route de l'Everest&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors comme je m'attends&amp;nbsp;à avoir mon passeport lundi le 21 septembre, je pars dans la région du Khumbu. Je me lève aux petites heures pour prendre le vol de 6h15 en direction de Lukla.&amp;nbsp;À mon arrivée, je me mets immédiatement en route. Disons que j'attire beaucoup les regards puisque je suis un étranger seul qui porte lui-même son sac à dos. Habituellement, les randonneurs sont accompagnés d'un guide et très souvent de porteurs qui transportent les bagages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'année dernière, je suis vraiment impressionné par les porteurs qui doivent bien transporter parfois jusqu'à 200 livres ou même plus sur le dos. Au bout de 5 heures, je suis déjà&amp;nbsp;à Namche Bazard. J'appelle à ce moment Dawa Sherpa pour savoir, si par miracle, l'ambassade de chine avait finalement acceptée d'émettre un visa sur mon passeport temporaire. Un peu surpris de me savoir déjà dans ce village, il me demande de le rappeler en soirée. Je décide donc de poursuivre ma route en direction du Gokyo avec l'intention d'atteindre son sommet le lendemain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un autre 3 heures de marche, je suis rendu&amp;nbsp;à proximité du village Dole et je décide d'y passer la nuit. Ma chambre est tellement petite, un lit simple avec tout juste la place pour marcher sur le côté. Après avoir englouti rapidement mon souper, le proprio de l'endroit me permet d'utiliser son cellulaire pour appeler Dawa Sherpa. MIRACLE!!! Il recevra vendredi vers&amp;nbsp;20h00 mon visa pour entrer au Tibet. Je résiste&amp;nbsp;à la tentation de ne pas retourner le soir même&amp;nbsp;à Lukla pour prendre le premier vol le lendemain matin. Je serai sage et j'attendrai le lendemain avant de défaire mon chemin. Adieu le Gokyo donc!!! Mais c'est pour la plus belle raison qui soit, me diriger vers le Cho Oyu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, je m'en retourne donc vers Lukla. En chemin, je trouve le moyen de m'assurer que j'aurai une place&amp;nbsp;à bord du premier avion. J'appelle également Dawa pour que Pemba et le chauffeur chargé de nous transporter vers la frontière m'attendent&amp;nbsp;à l'aéroport. Dawa me demande alors de contacter Pemba puisqu'une mauvaise nouvelle m'attend. Je n'arrive pas&amp;nbsp;à le joindre avant mon arrivée&amp;nbsp;à Lukla. C'est&amp;nbsp;à ce moment que j'apprends que son bébé de 3 semaines est entré d'urgence&amp;nbsp;à l'hôpital. Il me demande de retarder notre départ de 24 heures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir attendu ce bout de papier pendant 3 semaines, je ne vous cacherai pas mon empressement&amp;nbsp;à vouloir me diriger vers le Tibet le plus rapidement possible. Je ne me fais pas d'histoire non plus, je sais très bien que chaque jour et même chaque heure prend toute son importance. Comme je regarde cette situation avec mon coeur, j'accepte sans hésitation de reporter notre départ. Après tout, la famille c'est drôlement plus important qu'un sommet! Cette petite âme pure doit absolument avoir son papa&amp;nbsp;à son chevet pour se remettre sur pied rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je décide donc de profiter de ma journée&amp;nbsp;à Katmandu pour préparer les prochains jours. Je m'empresse de faire tout ce que je peux réaliser rapidement dans une chambre d'hôtel et qui me prendrait une éternité au camp de base du Cho Oyu (douche, lavage, rasage, etc.). J'appelle&amp;nbsp;à nouveau Pemba et sa petite fille prend du mieux. Sa soeur viendra aider sa femme pour prendre soin de leur fille de 2 ans pendant son absence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain matin, le départ vers la frontière tibétaine est donc prévue pour 4h30. En tout, ce sera environ 15 heures de jeep qui m'attendent puique je vais parcourir le chemin en une seule journée contrairement aux 3 jours en temps normal. Ensuite, je veux également franchir en une seule journée de marche la distance qui nous séparera du camp de base du Cho Oyu ... ce qui se fait en 2 jours normalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, les 2 prochaines journées s'annoncent pour le moins intenses. Comme je le disais plus tôt, chaque jour a une importance capitale&amp;nbsp;à partir de maintenant. Je n'ai absolument plus aucune marge de manoeuvre. AUCUNE! La météo sera probablement favorable 3 semaines, peut-être 4 si j'ai un peu de chance. C'est le temps qui me reste pour m'acclimater et tenter de grimper 2 sommets de plus de 8000 mètres. Je suis encore confiant pour le Cho Oyu mais pour le Shishapangma, ça relèverait presque du miracle. Mais bon, pour ce qui est de garder à l'intérieur de moi une lueur d'espoir bien vivante, je suis vraiment rendu bon dans le domaine. HOPE!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;P.S.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;À partir de maintenant, je communiquerai les nouvelles entrées par téléphone satellite&amp;nbsp;à mon père, alias mon sherpa québécois, qui vous gardera informer en mon nom.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-2907730755542676284?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/09/18-20-septembre-retour-sur-la-route-de.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-3901929791152063676</guid><pubDate>Fri, 18 Sep 2009 13:45:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-18T09:47:20.120-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;17 septembre - Lueur d'espoir&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai appris vers 16h30, heure du Népal, que mon nouveau "vrai" passeport arrivera&amp;nbsp;à Katmandu lundi le 21 septembre. Je devrais, normalement, avec un minimum de collaboration des représentants de l'ambassade chinoise&amp;nbsp;à Katmandu ... d'obtenir mon visa pour le Tibet le même jour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre temps, j'ai orchestré un plan de match tout simplement incroyable. Demain matin, je m'envole en direction de Lukla afin d'aller réaliser l'ascension du Gokyo (5670 mètres) ... en 2 jours!!! Mon sherpa pense que je vois grand, moi je suis totalement convaincu de ce que je suis en train de faire. Je pars donc seul. Pour vous donner une idée, c'est pratiquement comme si je me lançais&amp;nbsp;à l'assaut du Kilimandjaro en 2 jours seulement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j'ai passé 2 nuits&amp;nbsp;à 4400 mètres déjà sans aucune conséquence, je suis convaincu que tout va bien aller. La suite de l'histoire&amp;nbsp;se déroulera&amp;nbsp;comme suit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mardi 22 septembre&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; -&amp;nbsp;À mon arrivée&amp;nbsp;à l'aéroport de Katmandu, mon sherpa m'attend dans un jeep et nous partons en direction du Tibet avec l'équipement et bien sûr les passeports et les visas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mercredi 23 septembre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - On termine le trajet en jeep dès qu'il fait clair et ensuite, première journée de trek en direction du camp de base du Cho Oyu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Jeudi 24 septembre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; - Arrivée au camp de base du Cho Oyu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, je vais adapter le plan en fonction de comment je me sens. Je vais probablement prendre une journée de repos au camp de base avant de tenter ma chance vers le camp 1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À&amp;nbsp;suivre!!! En attendant, la seule variable incrotrôlable sur mon chemin, c'est l'ambassade de Chine ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-3901929791152063676?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/09/17-septembre-lueur-despoir-jai-appris.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-7152806653794557957</guid><pubDate>Fri, 18 Sep 2009 13:34:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-18T09:34:55.496-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;16 septembre - Des nouvelles de l'ambassade de Chine&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai un nouveau rendez-vous&amp;nbsp;à 9h30 aujourd'hui. Je suis une personne complètement pacifique et habituellement posée mais cette fois c'est avec&amp;nbsp;beaucoup d'amertume&amp;nbsp;que je me réveille ce matin. Je me présente donc au bureau des visas&amp;nbsp;à l'ambassade de Chine et cette fois, le représentant chinois est présent. Il nous annonce qu'il pourra émettre le visa seulement après avoir obtenu l'approbation du Ministère des Affaires étrangères de Chine. Il anticipe un délai, au mieux, de 3 jours!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le représentant chinois, l'humain, il s'en fout éperdument ... son emploi&amp;nbsp;c'est de brasser du papier, d'en envoyer&amp;nbsp;à gauche,&amp;nbsp;à droite ... qui démontre aucune sensibilité et qui n'a absolument rien&amp;nbsp;à faire de tous les efforts déployés pour obtenir le fameux passeport temporaire, du fait que chaque journée supplémentaire&amp;nbsp;à Katmandu eh bien c'est une journée d'acclimatation de perdue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends ce qui me reste de self-control, je trouve même la force de faire un sourire pas sincère du tout et je sors avec une seule idée en tête, trouver un centre d'entraînement pour ventiler. Par chance, il y en avait un (ce qui est vraiment peu commun) pas trop loin de mon hôtel. Comparativement au club Mansfield à Montréal ou je m'entraîne habituellement; ce gym n'est pas du tout de la même classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant, j'ai l'idée de contacter le consul canadien&amp;nbsp;à Katmandu pour lui faire part de la situation et lui proposer un plan B: avoir mon vrai nouveau passeport au plus tard le 21 septembre. Si ça ne fonctionne pas, c'est terminé pour moi le Tibet, je devrai me rabattre sur une expédition de plus petite envergure au Népal cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai besoin de vos bonnes pensées!!! Tout va se jouer dans les 48 prochaines heures pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On reconnecte lorsque j'aurai des nouvelles!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-7152806653794557957?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/09/16-septembre-des-nouvelles-de.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-2069207822504991329</guid><pubDate>Thu, 17 Sep 2009 16:55:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-17T12:56:57.320-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;15 septembre - Un visa tibétain svp!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà, j'ai rendez-vous&amp;nbsp;à 10h00 avec un représentant du bureau des visas&amp;nbsp;à l'ambassade de Chine. Le type en question ne se présente pas alors l'attente se poursuit. L'air un peu déboussolé, je rentre&amp;nbsp;à nouveau dans le quartier général de Asian Trekking qui me supporte brillamment dans toute cette aventure. Dawa Sherpa me propose de faire un peu d'escalade sur le mur qu'ils ont construit ... j'accepte volontiers, ça me changera les idées. Pour ceux qui s'y connaissent, j'ai "flasher" l'équivalent d'une 5.10c ce qui pour moi est un exploit. Je suis plus un grimpeur de glace que de roche ou de plastique (escalade intérieur) alors ça m'a fait un petit velours même si je sais très bien que l'attribution des cotes, c'est très subjectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À&amp;nbsp;15h00, nous nous rendons&amp;nbsp;à nouveau au bureau du représentant chinois. Ledit représentant en question ne se pointe pas, encore une fois. C'est quoi ça!!! Ne pas se présenter&amp;nbsp;à 2 rendez-vous dont tu fixes l'heure, c'est tellement un manque de respect. Je me garderai de dire sur ce blogue comment je vis cette situation puisque ce serait impossible de le faire dans un langage approprié!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-2069207822504991329?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/09/15-septembre-un-visa-tibetain-svp-alors.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-7159232123378819275</guid><pubDate>Thu, 17 Sep 2009 16:46:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-17T12:46:54.960-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;13-14 septembre - Le retour vers Katmandu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La descente vers Singgompa (3300 mètres) a été particulièrement pénible puisque j'étais en espadrille, mes bottes de marche étant déjà au Tibet. Je me console en croisant un berger qui guide ces moutons vers un village plus bas sur la montagne sans avoir rien dans les pieds. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En arrivant&amp;nbsp;à Singgompa, je rencontre d'autres israéliennes fort sympathiques. Définitivement, ce pays est bien représenté au Népal présentement. Je retourne au même hôtel et cette fois, je m'offre le luxe de laver mes vêtements et prendre une douche (un plat d'eau, on s'entend).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, nous avons fait le trajet nous séparant de Katmandu en 6 heures. Ayant opté pour le lâcher prise cette fois-ci, je me suis même permis une petite sieste. Non mais, quel progrès!!! En arrivant&amp;nbsp;à Katmandu, Dawa Sherpa m'attendait avec mon passeport temporaire, éligble pour un an, mon visa népalais ... mais mon visa pour entrer au Tibet manque toujours&amp;nbsp;à l'appel. Cette fois-ci, apparemment, il faut qu'il y ait une permission spéciale en provenance du Ministère des Affaires étrangères de Beijing qui soit accordée pour toute demande de visa pour un passeport temporaire. Comme l'expression anglophone le dit si bien, I'm about to lose it!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui avait tout orchestré pour me rendre aujourd'hui même&amp;nbsp;à la frontière pour entrer dès l'ouverture du poste frontalier le lendemain, mon plan de match est&amp;nbsp;à l'eau, une fois de plus. Non mais, j'ai l'impression de réaliser les 12 travaux d'Astérix. C'est comme si chaque fois que j'arrive avec une solution, il y a toujours&amp;nbsp;une&amp;nbsp;«coquille» qui vient faire tout dérailler. Les dédales administratifs, c'est tellement&amp;nbsp;frustrant&amp;nbsp;à vivre, je vous le jure!!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-7159232123378819275?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/09/13-14-septembre-le-retour-vers-katmandu.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-4831929297332448213</guid><pubDate>Thu, 17 Sep 2009 15:33:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-17T11:33:09.447-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;12 septembre - Journée en solitaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je décide de grimper sur un ridge&amp;nbsp;à environ 4700 mètres. Je parcours la distance en 30 minutes et&amp;nbsp;à mon arrivée sur le ridge, une vue magnifique du Lantang range m'attendait. J'aperçois même le Shishapangma au loin ... juste pour tourner le fer dans la plaie un petit peu plus. J'ai tout juste 15 minutes pour prendre des photos et les nuages envahissent l'espace. Le feeling d'être debout sur le ridge et de sentir le nuage me passer dessus est tout simplement indescriptible. Un grand moment!!! Mon objectif est de passer le plus de temps possible&amp;nbsp;à ce point le plus haut puisque je sais que demain, c'est le chemin du retour vers Katmandu. Je me couche donc sur le dos, un bras de chaque côté du ridge et je profite de l'instant. Je passe 2 ou 3 heures dans cette position&amp;nbsp;à sentir la petite brise qui me passe sur le corps ou encore les quelques éclaircies qui laissent le soleil me réchauffer et je profite de l'occasion pour consacrer un moment&amp;nbsp;à toutes les personnes importantes dans ma vie. Je me rappelle les qualités que j'admire plus particulièrement et les remercie pour ce qu'elles apportent dans ma vie. C'est vraiment un moment très intense, j'avais l'impression que chacun était devant moi pour entendre ce que j'avais&amp;nbsp;à leur dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin du retour vers Gosainkunda, je profite d'une courte éclaircie pour photographier les plus belles fleurs que l'on retrouvent&amp;nbsp;à une telle altitude. En fait, avec de l'herbe, c'est&amp;nbsp;à peu près tout ce qui pousse. Ces petites fleurs magnifiques en apparence si fragiles sont en fait résistantes et fort bien adaptées&amp;nbsp;à leur environnement. Je vous laisse en tirer les conclusions!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens&amp;nbsp;à l'hôtel pour y prendre le dîner. En fait je devrais utiliser le mot cabande ou refuge pour refléter la réalité mais les népalais appellent ça des hôtels alors je m'adapte. Comme&amp;nbsp;à l'habitude, je m'assois en retrait pour manger dans la tranquilité. Mais&amp;nbsp;à un certain moment, je suis interpelé par ce que j'entends. Mes amies israéliennes que je trouvais bien sympathiques lorsqu'elles chantaient la veille avaient un petit frisson et demandaient au propriétaire de l'endroit de partir un feu. Je m'interpose et j'explique tout ce que ça implique d'allumer un feu&amp;nbsp;à 2 heures de l'après-midi alors qu'il fait 10 degrés&amp;nbsp;à l'extérieur. En fait, il faut apprécier les efforts nécessaires pour apporter du bois situé à&amp;nbsp;1000 mètres plus bas puisqu'à 4400 mètres, il n'y a pas un arbre qui pousse. Il y a également les conséquences environnementales, non seulement les émissions de CO2 mais aussi le phénomène de déforestation ce qui accélère l'érosion des sols et détruit l'habitat naturel d'animaux qui vivent dans ces forêts. Je termine en leur suggérant d'ajouter une couche ou deux de vêtement ... ou encore mieux, de sortir&amp;nbsp;à l'extérieur pour profiter du soleil qui était de retour depuis un moment déjà. Tout le monde est un peu saisi par mon intervention, il y a un long silence ... et au bout de 30 minutes, le propriétaire abdique finalement et allume le feu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'en est trop pour moi, je termine mon dîner en vitesse et je sors prendre une marche. Finalement, c'est une marche de 3-4 heures qui m'a amené vers un passage&amp;nbsp;à 4650 mètres entre 2 montagnes. C'est fou comment le temps passe vite lorsque je suis entouré de paysages magnifiques. Sur le chemin du retour, je prends le temps de marcher autour du lac Gosainkunda, considéré comme un endroit sain par les hindous du Népal. Alors que je termine le tour du lac, j'arrive tout près de l'hôtel pour assister&amp;nbsp;à l'un des plus beaux couchers de soleil que j'ai pu apprécier dans ma vie. C'était fantastique!!! J'ai dû prendre 50 photos pour capturer l'évolution des couleurs, des nuages ... bref pour pouvoir le partager avec vous&amp;nbsp;à mon retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À&amp;nbsp;nouveau, je mange en vitesse pour retrouver la quiétude de ma chambre. Ah, vraiment, j'ai jamais autant apprecié le silence et la solitude que dans ce voyage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-4831929297332448213?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/09/12-septembre-journee-en-solitaire.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-341856547458448743</guid><pubDate>Thu, 17 Sep 2009 15:14:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-17T11:14:50.816-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;11 septembre - Objectif: Gosainkunda, 4400 mètres&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me faire réveiller par la pluie ce matin, ça me rappelle que le bruit incessant des klaxons et l'air pollué de Katmandu sont derrière moi. Je me lève avec le sourire pour méditer comme je le fais toujours lorsque je suis en montagne avant le déjeuner.&amp;nbsp;À ma sortie de l'hôtel, je réalise que je suis dans un nuage. Le feeling est vraiment drôle, c'est comme si la loi de la gravité ne s'appliquait pas aux millions de gouttelettes d'eau en suspension dans l'air. Un petit vent léger ou encore le simple fait de marcher et ça donnait l'impression de prendre une douche au ralenti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, nous parcourons le chemin en 4 heures, presqu'entièrement en silence. C'est quelque chose que j'apprécie tellement de mon sherpa, les moments de silence!!! Ça contraste lorsque nous dépassons en vitesse un groupe de trekkers qui sont impliqués dans une discussion animée, oubliant presque de lever la tête pour admirer le paysage. Ça me fait réaliser&amp;nbsp;à quel point l'homme sociable que je suis habituellement dans ma vie urbaine devient plus intérieur, presque sauvage même. J'imagine que c'est le yeti en moi qui ressort dans la montagne, un animal mythique dans l'Himalaya qui vit seul évitant tout contact avec le monde extérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui s'y connaissent en alpinisme, passer de 1500 mètres (Katmandu)&amp;nbsp;à 4400 mètres (Gosainkunda) en un peu plus de 48 heures, c'est énorme. Je le constate en regardant le groupe de 8 israéliennes qui partagent le même hôtel. La plupart sont dans un état plutôt moche, maux de tête, vomissement, perte d'appétit ... bref je joue un peu&amp;nbsp;à l'infirmier et je leur explique les médicaments à prendre et surtout, le meilleur conseil d'entre tous en haute altitude, boire beaucoup d'eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, c'est vendredi, ce qui implique que c'est la cérémonie du Kiddush pour les 8 israéliennes qui commencent&amp;nbsp;à se sentir mieux. Alors, ils récitent des prières pour la plupart chantées. Honnêtement, ça sonne bien 8 voix de femmes qui chantent en hébreux. Je comprends rien mais bon, je suis tout de même un observateur privilégié de cette cérémonie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-341856547458448743?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/09/11-septembre-objectif-gosainkunda-4400.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-780465732622415351.post-9208171127130547215</guid><pubDate>Thu, 17 Sep 2009 00:00:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-16T20:00:30.048-04:00</atom:updated><title></title><description>&lt;strong&gt;10 septembre - Dunchen, ce village inaccessible!!!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous débutons la journée tôt avec un petit déjeuner englouti&amp;nbsp;à la hâte&amp;nbsp;afin que nous puissions rapidement nous mettre en route. Le jeep ne démarre pas ce matin!!! Je vois donc mon conducteur la tête sous le&amp;nbsp;capot&amp;nbsp;à faire toutes sortes de manoeuvres disons particulières. En fait, c'est comme si un réparateur de TV se pointait chez moi et commençait&amp;nbsp;à frapper sur le côté de la TV,&amp;nbsp;à tirer sur quelques fils au hasard ... donc, je prends les choses en main, moi qui n'a&amp;nbsp;à peu près&amp;nbsp;aucune connaissances en mécanique. Ma première hypothèse, c'est que nous avons passé une nuit dans une vallée&amp;nbsp;à seulement 900 mètres d'altitude, donc c'est peut-être le contact avec la batterie qui ne se fait pas bien en raison de l'humidité élevée dans l'air. Il regarde donc la batterie et ses fils raboutés avec du&amp;nbsp;ruban électrique ... vous auriez dû me voir la face quand j'ai vu cela, ça valait 100$. Après quelques manoeuvres un peu plus crédibles, le moteur démarre et nous pouvons partir avec une heure de retard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route, je ne pensais pas que ça pouvait être possible, est dans une condition encore pire que celle de la veille. Cette fois, c'est sur la terre directe avec plusieurs passages&amp;nbsp;à une seule voie ... ce qui implique de nombreux arrêts pour laisser passer les camions ou pseudos autobus. Ça implique de devoir reculer de quelques mètres pour rejoindre un segment plus large. Bref, ça passe&amp;nbsp;à peu près toujours au centimètre prêt et dans certains cas, s'il faut tricher, eh bien chaque conducteur rabat tout simplement son miroir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout d'environ une heure de route, nous sommes soudainement bloqués par un camion en panne. C'est l'événement pour les habitants du coin qui se rassemblent et, bien sûr, tout le monde a une opinion sur ce qu'il faut faire. J'ai l'impression d'être dans un poulailler. Je remarque que deux jeunes enfants sont très curieux de ma présence. Je m'éloigne donc un peu de la cohue, mais pas trop loin pour garder un oeil sur le dénouement de la situation, et je passe un moment avec ce garçon de 12 ans et sa jeune soeur de 8 ans. C'était magique, j'ai pris quelques photos et nous avons écouté un peu de musique sur mon ipod, des mantras bouddhistes pour qu'ils ne&amp;nbsp;soient pas trop dépaysés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une heure, nous pouvons poursuivre notre route jusqu'à ce que nous arrivions&amp;nbsp;à un segment partiellement endommagé en raison des éboulis causés par les récentes pluies. Cette fois, je suis béni puisqu'il y a déjà une pelle mécanique, ce qui est particulièrement peu commun dans cette contrée lointaine, qui s'affère&amp;nbsp;à réparer la route. Alors, encore une fois après un délai de 30 minutes, nous pouvons poursuivre notre route et se rendre, je n'y croyais presque plus&amp;nbsp;à Dunchen!!! Au total, il nous aura fallu 3 heures pour compléter ce segment plus des retards cumulés de 2 heures environ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé&amp;nbsp;à Dunchen, mon sherpa dont je découvre le côté paresseux, souhaite passer la nuit&amp;nbsp;à Dunchen. Il est environ 13h00 et nous devons parcourir l'équivalent de 4 km pour un gain d'altitude de 1400 mètres. Je commence&amp;nbsp;à comprendre quand je dois pousser un petit peu plus fort et comment le faire. Alors, nous prenons le dîner et franchissons la distance en un peu moins de 3 heures ce qui est un excellent temps considérant le poids que nous avions sur les épaules. Cette ascension aura valu la peine. Non seulement la faune et la flore étaient particulièrement intéressantes&amp;nbsp;à découvrir, mais nous avons assisté&amp;nbsp;à un coucher de soleil tout simplement magnifique ce soir là.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/780465732622415351-9208171127130547215?l=www.sebastienaudy.com%2Fblog'/&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.sebastienaudy.com/blog/2009/09/10-septembre-dunchen-ce-village.html</link><author>noreply@blogger.com (Sebastien)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item></channel></rss>
